Avant de s’installer ou de séjourner à Saint-Benoît, sur la côte est de La Réunion, beaucoup se demandent quels quartiers surveiller de près. La réponse tient en quelques points : la ville reste globalement tranquille comparée aux grandes agglomérations, mais certains secteurs concentrent davantage de précarité et de faits de délinquance, en particulier Rive Droite, Sainte-Anne, Bras-Fusil et Beaufond.
Saint-Benoît est-elle une ville sûre ?
Saint-Benoît 974 fait partie de ces communes réunionnaises où la vie quotidienne reste calme dans la majorité des quartiers résidentiels. Comparée à des villes plus urbaines de l’île, elle n’affiche pas de taux de criminalité alarmant, mais comme partout à La Réunion, quelques zones concentrent plus de tensions sociales et de faits de délinquance liés à la précarité. La commune fait partie du territoire de la CIREST, une intercommunalité qui regroupe plusieurs villes de l’est de l’île confrontées à des enjeux similaires en matière de sécurité et de cohésion sociale.
Il faut rester nuancé : la plupart des habitants ne rencontrent jamais de problème grave. La vigilance reste néanmoins de mise dans certains secteurs identifiés, surtout la nuit ou dans les zones moins fréquentées.
Les quartiers sensibles à éviter à Saint-Benoît
Il n’existe pas de statistique officielle de délinquance publiée à l’échelle du quartier : les données du SSMSI sont établies au niveau communal, ce qui empêche tout classement précis basé sur des chiffres bruts. Plusieurs sources convergent toutefois pour signaler des secteurs plus fragiles socialement et davantage exposés à certains faits, notamment Bras-Fusil, Beaufond, et plus largement certaines parties du centre-ville et de Rive Droite.
Rive Droite : le quartier prioritaire
Rive Droite de Saint-Benoît est classé quartier prioritaire de la politique de la ville, tout comme Sainte-Anne. Ce classement officiel reflète des difficultés socio-économiques réelles : chômage élevé, habitat parfois dégradé, revenus modestes. Cela ne signifie pas que le quartier est dangereux au sens strict, mais que la vigilance y est recommandée, surtout en soirée. Les analyses de presse locale citent régulièrement Rive Droite parmi les secteurs cumulant le plus de difficultés à l’échelle de l’île, aux côtés d’autres quartiers urbains de La Réunion confrontés aux mêmes réalités.
Données de délinquance et statistiques locales

À l’échelle de la commune, Saint-Benoît a recensé 1 649 crimes et délits en 2025 pour 38 604 habitants. Ce chiffre global ne permet pas d’isoler un quartier précis, mais il donne un ordre de grandeur utile pour situer la commune par rapport à d’autres villes de La Réunion de taille comparable.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Population de Saint-Benoît | 38 604 habitants |
| Crimes et délits recensés en 2025 | 1 649 |
| Taux approximatif (pour 1 000 habitants) | environ 43 |
| Quartiers prioritaires (QPV) | Rive Droite, Sainte-Anne |
1 649 délits en 2025 : ce que dit vraiment le chiffre
Ce total inclut vols, cambriolages, violences et infractions diverses, tous mélangés à l’échelle communale. Il ne permet pas de savoir si un quartier précis concentre l’essentiel des faits : la prudence doit donc s’appuyer sur l’observation de terrain plus que sur ce seul chiffre global.
Conseils de sécurité pour séjourner à Saint-Benoît
La prudence de base suffit dans l’immense majorité des cas. Éviter de circuler seul tard le soir dans les rues peu éclairées de Bras-Fusil ou de certains secteurs de Rive Droite, garer son véhicule dans un endroit visible et fermer systématiquement les accès du logement limitent déjà une grande partie des risques de cambriolage ou de vol à la tire.
Il n’existe pas de couvre-feu officiel à Saint-Benoît en dehors des périodes exceptionnelles liées aux cyclones ou aux troubles ponctuels, mais la police locale recommande d’éviter les rassemblements nocturnes dans les zones les moins surveillées. Se renseigner auprès des habitants ou des commerçants du quartier avant de louer un logement reste le réflexe le plus fiable pour évaluer une zone sûre au quotidien.
Pour un séjour touristique, privilégier les axes principaux et les zones proches du centre administratif ou du littoral limite naturellement l’exposition à l’insécurité. La violence physique reste rare et cible peu les visiteurs de passage.
Quartiers plus tranquilles où loger à Saint-Benoît
Pour loger dans un cadre plus calme, plusieurs secteurs sortent du lot. Beaumont, à proximité de Rive Droite, offre un environnement plus résidentiel tout en restant accessible aux commerces. Le Bourg, autour du centre historique, bénéficie d’une présence commerciale dense et d’une meilleure fréquentation en journée comme en soirée. Sainte-Olive et Beaupuy, plus excentrés, attirent les familles en quête de tranquillité, avec une ambiance de village qui contraste avec les zones plus urbaines de la commune.
Ces quartiers ne sont pas exempts de tout incident, mais les données locales et les retours d’habitants convergent pour les classer parmi les zones les plus sereines de Saint-Benoît. Comme souvent à La Réunion, la réalité du terrain compte au moins autant que les statistiques pour juger de la sécurité d’un secteur.






2 Commentaires
[…] des ressentis plutôt que des chiffres officiels (un exercice similaire à celui mené pour les quartiers à éviter à Saint-Benoît). La commune ne publie pas de statistiques de délinquance par secteur, seulement à […]
[…] Avant de s’installer à Chartres ou d’y investir dans l’immobilier, beaucoup se posent la même question : y a-t-il des secteurs à éviter ? La réponse mérite d’être nuancée, car il n’existe pas de classement officiel des quartiers les plus dangereux, mais certains secteurs concentrent davantage de fragilités sociales et de vigilance de la part des autorités, comme le montre aussi notre analyse des quartiers à éviter à Saint-Benoît selon la sécurité locale. […]